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Aujourd'hui l'air est irrespirable

Est-ce que c'est juste moi ou mes poumons ne fonctionnent plus je suis trop haut pour que l'oxygène m'atteigne - ou trop bas, je ne sais pas, je ne sais pas comment on est au milieu. Les projets s'envolent avec moi et je me raccroche à leurs ailes mais c'est toujours la même panique qui me prend à la gorge, j'ai un bâillon sur les doigts quand il faut faire s'exprimer mon cerveau - pourquoi croyez-vous que je ne fais rien de ma vie, j'ai peur de tout et je me sens imposteur partout je n'ai plus rien pour me raccrocher.
Le fait de vivre dans un monde d'intellectuelles et de devoir constamment prouver ma valeur d'intellectuel me terrorise. Je suis incapable de soutenir une discussion argumentée, je m'éteins au milieu et je fonds en angoisse - alors faire ça seul et devoir être noté dessus mais quelle idée mais je ne peux pas.
Je n'arrive pas à respirer. Pourtant je suis extrêmement heureux et content de la tournure que prend ma vie. M…

Aujourd'hui être à côté

Ce dos qui n'en fini pas d'être douloureux, je n'arrive plus à respirer sans sentir qu'on me broie les côtes, tant pis enfiler le binder quand même je suis fatigué de me détester. Je ne sais plus parler en anglais, les mots sortent bizarrement de ma bouche et je sens je suis à côté de la bonne inflexion. J'ai perdu ça et c'était beaucoup à perdre - j'ai gagné de l'angoisse dès que je dois ouvrir la bouche dans cette langue qui aurait dû être la mienne.
Je travaille, travaille, travaille - encore 5000 mots d'abattus aujourd'hui, j'ai écris 10000 mots en deux jours, je ne sais pas comment je fais, à force de l'écrire je n'ai plus de mal à l'écrire. J'ai eu des idées qui tombaient à côté, est-ce qu'on offre le devant de la scène à Julia la maman de Stanley au moins pour un livre, oui, évidemment. Changeons donc d'idée en cours de Nano. J'ai envie d'écrire deux fois les 50k prévus, parce que j'ai besoin de fui…

Aujourd'hui la tête dans le clavier

Je me déroule au fil du Nano comme toujours je ne veux plus sortir de l'écriture comme toujours j'aime cette période plus que tout comme toujours je m'y sens plus que jamais écrivain comme toujours j'écris Stanley et un chapitre de tombé aujourd'hui et tout va bien tout va très très vite même si je me laisse porter par l'histoire - il est temps que ça se termine.
Je ne tiens pas en place et ma concentration scolaire qui n'était déjà pas très vaillante s'est écroulée. Et je ne sais pas combien de temps je vais maintenir cette écriture là ici parce que je bouillonne. Mais ailleurs.

Aujourd'hui s'esquiver

Aujourd'hui le chiffre sur la balance qui commence à dé-descendre, esquiver le reflet dans le miroir, teindre les cheveux de la mauvaise couleur et se regarder avec ce violet éclatant alors qu'on se sent gris fumée mauve. Faire les magasins et tout est trop grand et c'est bien la peine de s'être à ce point acharner à rétrécir le corps si c'est pour se sentir blessé de voir que ce corps-là ne prend pas assez de place. Ou pas comme il faut. C'est trop grand ou c'est pour les filles et je refuse l'étiquette qui me dis "pour les filles" je refuse la coupe qui créé des courbes là où il n'y en a pas je ne veux pas. Alors j'aurais froid tant pis.
Le blocage qui refuse de céder à l'ostéopathe, mon corps en colère qui ne lâche pas prise, et moi non plus.
Fuir fuir fuir fuir.
Facebook qui me jette dans les yeux "elle est avec lui et ils sont heureux c'est très sérieux tu aurais jamais pu offrir ça toi trans poly autiste nul".

Aujourd'hui épuisement

Aujourd'hui tout me fait mal tout me crie tout me faire gémir je deviens incapable de faire. 
Elle me dit j'ai besoin de toi je m'en sors pas toute seule oui mais je suis incapable d'être avec toi et de tout porter. J'attends que le temps passe, que la fatigue passe, que la douleur passe. Je bande le poignet qui cesse de brûler et puis c'est la bande qui se met à me brûler, il faut vraiment juste attendre.
Le texte se déforme sous mes yeux, je n'ai pas d'énergie, je ne sais pas quoi faire de moi-même, je ne sais vraiment pas quoi faire. Je voudrais une fin à la douleur ou des réponses, qu'est-ce qui se passe dans mon corps que je ne comprends pas, je ne sais pas.
Je n'ai l'énergie de rien et l'envie de faire un millier de choses.

Aujourd'hui douter de moi

C'est arrivé comme une rafale hier soir après avoir cliqué sur publier j'ai relu - parce que si je relis avant est-ce que j'arrive à publier, non - et c'est devenu la spirale, je ne sais pas écrire quand je vais bien mais alors comment je vais faire parce que je vais mieux mais si je vais mieux, je n'ai plus rien à dire ?
Et Il faut apprendre à dire autre chose - c'est là toute la difficulté A devenir quelqu'un d'autre A exister en-dehors de la noirceur Et c'est vraiment le moment où Stanley devient quelqu'un d'autre, et non plus à moitié moi (ce que j'ai rêvé d'être, sûrement).
Le Nano commence bientôt, je suis euphorique (un mois d'écriture, un mois d'adrénaline, un mois où je me sens tellement trop vivant), et en même temps j'ai peur parce que ça va être la vraie fin de Stanley pour de bon il faudra penser à l'après je n'ai jamais osé pensé à l'après. Et finir le Nano avec autre chose - et je n'ai pas …

Aujourd'hui fatigue gaie

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C'était un aujourd'hui de deux jours, un aujourd'hui de retrouvailles qui ne sonnent plus jamais comme des retrouvailles, un ouvrage qu'on avait laissé de côté pour le reprendre là où on l'avait arrêté, tranquillement.

Aujourd'hui l'automne électrique courait dans tout mon corps et en même temps mon écorce était douloureuse - sensation de peau grinçante, ces maudits doigts qui se retournent sur le clavier sans se retourner, cette carcasse qui se coince, partout, tout le temps.
Je voudrais te rouler en boule et te laisser derrière moi.

Aujourd'hui joie joie joie comme si tout avait disparu, aujourd'hui tranquillité et latin, aujourd'hui effervescence bientôt le Nanowrimo reprend, aujourd'hui épuisement et temps qui s'allonge et qui file en même temps, aujourd'hui rien de posé ni de zen et pourtant rien d'agité.

Aujourd'hui perplexe, j'ai peur et suis serein.
J'ai coupé avec le gris grenoblois, je me sens vivant là où …